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La pression syndicale sur les enseignants

Question orale du 13/01/2015 sur « la pression syndicale sur les enseignants » adressée à Mme Joëlle Milquet, vice-présidente et ministre de l’Éducation, de la Culture et de l’Enfance

 

Question – Nous avons déjà évoqué les tracts distribués dans les journaux de classe. Je voudrais aborder un autre effet collatéral des manifestations et des grèves. Les syndicats se félicitent du succès du mouvement puisque 85 pour cent des écoles étaient fermées. Cependant, la presse a rapporté que des enseignants avaient dû venir plus tôt pour éviter les piquets de grève et accueillir les enfants. On a également parlé d’intimidation, de demandes de fermeture d’établissements. Certains enseignants n’ont pu pénétrer dans les écoles alors que c’est leur droit, je pense, de travailler s’ils le souhaitent. Ces actions ont eu pour effet d’empêcher les parents de déposer leurs enfants dans de bonnes conditions. Disposez-vous d’un bilan des différents mouvements de grève du mois de décembre? Quel fut leur impact sur l’accueil des enfants? Les règles concernant l’accueil et la surveillance des enfants sont-elles respectées en cas de grève ? Que comptez-vous faire à l’égard de telles pratiques syndicales ? Il est important de rappeler que si les professeurs ont envie de travailler, ils doivent pouvoir avoir accès à leur établissement. Quelle est votre volonté à ce sujet ?

 

Réponse – Je ne suis plus ministre de l’Emploi ni ministre de l’Intérieur. Le droit de grève étant géré au niveau fédéral et la problématique des piquets de grève concernant l’ensemble du pays, ces questions devraient être traitées au niveau fédéral. Pour ma part, je gère les questions ayant trait à l’école. Aussi, ma réponse se limitera aux informations qui me sont parvenues à propos de la situation dans les écoles le 15 décembre dernier. À l’exception de l’un ou l’autre cas particulier, la situation a été plutôt calme. Nous avions demandé aux écoles d’accueillir les élèves qui s’y présenteraient. Je ne prétends pas qu’ils étaient nombreux mais ils ont eu accès à leur école. De nombreux professeurs avaient décidé d’être présents. Certains se sont concentrés sur la préparation des examens, d’autres ont donné cours. Je n’ai reçu aucune plainte, aucun courrier m’informant que des élèves ou des enseignants auraient été empêchés d’accéder à leur école ou que des enfants se seraient retrouvés à la rue. Or, habituellement, au moindre problème nous recevons rapidement des éléments d’information. Les établissements scolaires ont fait preuve de retenue. Je serai attentive à l’évolution du débat. Si le gouvernement fédéral pouvait recueillir un consensus sur les fins de carrière, la situation se calmerait immédiatement dans les écoles. Donc, si vous voulez éviter une prochaine grève, il ne vous reste qu’à influencer votre parti afin qu’il trouve un accord sur les fins de carrière des enseignants. Nous en serions tous ravis !

 

Réplique – La ministre ne peut s’empêcher de s’en prendre à mon parti.

 

Réponse – Je défends les enseignants, c’est mon travail.

 

Réplique – Madame la ministre, si vous défendez les enseignants, vous pouvez aussi leur expliquer que les mesures prises au niveau fédéral – et c’est là qu’il existe une divergence entre nous à propos de la gestion et certainement de l’idéologie – permettront d’assurer la pérennité des pensions. Pour le reste, il s’agit d’un débat purement politique entre nos partis sur la question de savoir si, demain, on rase gratis parce que l’on pense qu’ainsi, les choses iront mieux, ou si l’on opte pour une gestion prudente afin d’assurer une pérennité. Quoi qu’il en soit, un élément de votre réponse me gêne. Vous indiquez qu’en cas d’accord sur les fins de carrière, vous n’aurez plus de soucis.

 

Réponse – Non, j’ai dit que l’on évitera les grèves.

 

Réplique – Je crois qu’il est important de faire respecter les décrets et de rappeler les obligations de chacun. Votre rôle est d’appeler les enseignants à la retenue, y compris ceux qui seraient syndiqués ou délégués syndicaux, en ce qui concerne l’accès aux établissements. Nous sommes dans État démocratique et chacun peut y défendre son point de vue à condition de ne pas porter atteinte à l’accueil des élèves ou d’empêcher de travailler ceux qui veulent travailler. Vous avez parlé du problème des piquets de grève. En matière d’enseignement, avouez que vous avez aussi un rôle à jouer puisque, vous l’avez d’ailleurs rappelé à de nombreuses reprises, vous êtes vous-même gestionnaire d’un réseau. À ce titre, vous pouvez notamment demander d’organiser des rencontres avec les organisations syndicales compétentes pour leur demander de faire preuve de retenue dans ce secteur aussi particulier. Encore une fois, il s’agit d’une règle de base. On ne peut empêcher quelqu’un de travailler s’il le souhaite. J’espère que l’on sera très attentif à ce sujet dans les écoles, quelles que soient l’évolution du débat et les décisions adoptées démocratiquement dans un parlement.

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