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Mille mercis pour votre soutien indispensable.

Les anciens du PSC avec Opaline Meunier.

Mardi soir, Opaline Meunier a été mise en minorité au sein de la section CDH de Mons. Mais l’ancienne présidente de l’Union des étudiants francophones (Unecof) n’est pas isolée. Si vingt militants, dont l’échevine Savine Moucheron, ont choisi la voie d’une liste d’ouverture autour des forces humanistes, six autres membres ont voté comme la jeune fille pour un ralliement à la liste pluraliste « Mons en Mieux » du libéral Georges-Louis Bouchez. Plusieurs d’entre eux auraient envisagé d’être candidats sous ces couleurs.

Mais ce n’est pas tout : les « grands anciens » de ce qui fut le PSC montois ont décidé de sortir de leur retraite ce dimanche pour apporter leur soutien à Opaline Meunier, dont ils saluent « le courage » dans une lettre ouverte. Les signataires ont été des figures locales de premier plan : l’ancien premier échevin Jacques Hamaide, l’ancien échevin de l’état civil Eric Bailly et l’ancien échevin de la Culture Christophe Taquin, rejoints par Jean-Maurice Servais.

Ces « quatre » barons ne sont plus au cœur de l’actualité. Mais ils sont à la fois des observateurs inquiets pour leur ville et des « consciences » de la vie politique locale, ce qui les pousse à s’exprimer : « A priori, nous ne serons pas candidats aux prochaines élections, mais nous ne pouvons rester muets. Dans un contexte politique et économique difficile, les Montois méritent de pouvoir faire un choix clair et enthousiaste. »

Leur appel réclame le rassemblement pour réussir l’alternance. Il s’adresse aux responsables montois du CDH « pour qu’ils renouent le dialogue avec Mons en Mieux » et à Benoît Lutgen « afin qu’il manifeste une autorité à la mesure de cet enjeu. » Au-delà d’Opaline Meunier, les auteurs soutiennent clairement Georges-Louis Bouchez dans la bataille de Mons.

En réponse à la situation, voici le communiqué de presse de « Mons en Mieux! »: Le cdH peut encore se ressaisir et faire véritablement de la politique autrement.

Les dernières heures ont été chargées en rebondissements. Il est temps que la raison et la rationalité reprennent leurs droits. A l’instar de l’appel lancé par Jacques HAMAIDE, Christophe TAQUIN, Eric BAILLY et Jean-Maurice SERVAIS, tous les quatre anciens échevins cdH (ex PSC) montois à l’époque où ce parti était une force incontournable à Mons, nous nous devons d’inviter le cdH à bien réfléchir à ses choix.

En effet, le projet porté par « Mons en Mieux! » a été accepté par le cdH lors des négociations. Aucun élément de blocage n’a été acté, ni sur les questions de fond, ni celles de forme, et un accord est intervenu sur l’intégralité des points. Dès lors, le refus d’avancer ensemble se comprend difficilement et cadre mal avec les intentions de « faire de la politique autrement » portées il y a quelques mois. On ne peut vouloir un changement à un niveau de pouvoir et ne pas porter ce souffle nouveau jusqu’au bout, à savoir dans une des villes les plus importantes pour le développement de la Wallonie.

Par ailleurs, le cdH montois annonce vouloir faire une liste cdH teintée d’ouverture. Mais comment pourrait il en être ainsi alors que dès qu’un de leur membre fait œuvre d’ouverture, ledit membre perd ses titres et fonctions au sein du parti ? On ne peut pas proclamer vouloir faire preuve d’ouverture et sanctionner l’ouverture dans le même temps.

C’est pourquoi, nous appelons toutes les personnes de bonne volonté qui composent le cdH à donner à Mons la chance d’un « nouvel élan citoyen pour rassembler tous ceux et toutes celles qui veulent en profondeur offrir de nouvelles perspectives » à notre Ville. La porte reste ouverte dans le respect et l’écoute de chacun. Il faut penser à l’intérêt de Mons et non pas aux petits calculs partisans. Car comme l’a indiqué Benoit Lutgen le 19 juin dernier, « Ce n’est pas un risque que je vous propose. C’est un espoir. »

Pour « Mons en mieux! »,

Georges-Louis Bouchez.

Publié dans Le Soir du lundi 22 janvier, page 6.

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