Fanfares à Mons : une motion sera déposée au prochain conseil communal
4 avril 2018

C’est le sens du texte que je dépose au conseil communal de Mons et que je souhaite voir déposé dans les autres conseils communaux de Wallonie, Bruxelles et Flandre.

En effet, vouloir interdire ce parti demande d’adopter une Loi ce qui va prendre du temps, sans oublier la nécessité par après de faire constater par la Justice qu’ISLAM viole bien les principes fondamentaux. Cela signifie qu’il sera impossible de les combattre d’ici aux élections communales, voire au delà. Il faut donc une réponse pratique, plutôt que des déclarations d’intention.

Dès lors, je propose que nous soyons pragmatiques et concrets en utilisant des outils connus et déjà à notre disposition: des arrêtés de police qui empêchent les rassemblements de ce parti ce qui empêchera son développement, recrutement et sa propagande électorale.

Je sais que c’est par le débat public, la force de conviction et le travail de terrain ainsi que la réalisation de politiques publiques réellement efficaces pour tous que nous pourrons lutter efficacement contre de tel phénomène. Mais nous ne pouvons pas non plus voir le développement d’un tel danger sans ne rien faire. Ce n’est pas un parti comme les autres, il faut donc le combattre spécifiquement.

Notre démocratie, nos principes d’égalité ne sont pas des acquis éternels, ils doivent se protéger au quotidien. C’est que je tente de faire avec cette proposition concrète et applicable. Quelques minutes de courage politique pour les démocrates, c’est tout ce que je demande au prochain conseil communal de Mons

Voici le texte dans son intégralité:

PROPOSITION DE MOTION AU CONSEIL COMMUNAL DE LA VILLE DE MONS AFIN DE DEMANDER L’INTERDICTION DE L’ENSEMBLE DES RASSEMBLEMENTS DU PARTI ISLAM.

Considérant que le 6 avril dernier, le parti ISLAM a indiqué son intention de présenter une liste aux élections communales à Mons;

Considérant que ce parti, au travers d’un programme relativement large, détaillé et parfois original cache dans de fins interstices une philosophie dangereuse, attentatoires à nos libertés;

Que cela peut passer par des propositions liberticides comme l’interdiction des piercing et tatouages, la fin de l’euthanasie ou de l’avortement à une ambition beaucoup plus dangereuse, non indiquée dans le programme consultable sur leur site mais clairement revendiquée, d’instaurer la Charia en Belgique ainsi qu’un Etat islamique;

Que ce parti slalome en permanence avec les propos provocateurs mais un rédactionnel plus posé comme en témoigne cette page de leur site internet au sujet justement de la Charia: https://www.islam2012.be/foire-aux-questions;

Que cette attitude vise à brouiller les pistes mais surtout à éviter les condamnations en Justice;

Que les propos des leaders et les propositions concrètes du parti, pas toujours assumée par écrit ou différentes selon la langue dans laquelle le tract est rédigé, sont sans ambiguïté sur la violation de l’égalité entre les hommes et les femmes, que ce soit sur la présence de femmes en tête de liste: http://www.lalibre.be/…/communales-une-femme-ne-peut-pas-et…ou une proposition révoltante de ségrégation sexuelle dans les transports en commun: http://www.7sur7.be/…/La-charia-et-la-segregation-sexuelle-…;

Considérant que cette attitude ambiguë et hypocrite rendra difficile et, quoi qu’il en soit, longue une procédure de complète interdiction de ce parti d’ici aux élections communales de 2018;

Que malgré tout, il n’est pas acceptable de laisser se développer une telle formation politique sans réagir, avec le risque de le banaliser, de façon totalement inconsidérée, une telle attaque à nos droits fondamentaux;

Considérant que le Bourgmestre d’une Ville a un pouvoir de police relativement étendu, reposant sur les articles 133 à 135 de la Nouvelle Loi Communale;

Que celui-ci lui permet d’empêcher des rassemblements qui peuvent porter atteinte à l’ordre et la paix publics, indépendamment du contenu d’un spectacle ou d’une réunion, ce qui est le cas ici;

Qu’en effet, ces rassemblements peuvent donner lieu à des tensions évidentes sur notre territoire;

Que cette faculté a souvent été utilisée, en l’occurence pour les spectacles du polémiste Dieudonné: http://www.levif.be/…/le-spectac…/article-normal-395379.html;

Qu’il est indispensable de lutter contre le parti ISLAM avec la force du discours et des valeurs démocratiques;

Que néanmoins, on ne peut pas le laisser se développer sous nos yeux en étant impuissant et devoir prendre le risque de conséquences dommageables pour notre démocratie;

Qu’en conséquence, il faut appliquer une attitude de fermeté sans ambiguïté et faire usage de tous les outils que la démocratie met à notre disposition pour en protéger les principes fondamentaux;

Considérant qu’interdire tous les rassemblements de ce parti, quel qu’en soit la taille, empêchera son recrutement et développement;

Qu’il est de notre devoir d’agir de la sorte;

Le conseil communal décide par ….. voix favorables, ….. contres et ….. abstentions:

Article 1: De demander au Bourgmestre de systématiquement adopter un arrêté de police empêchant les rassemblements, quelqu’en soit la taille, du parti ISLAM sur le territoire de la Ville de Mons au motif légitime d’un risque pour l’ordre public.

Article 2: De communiquer cette décision à l’Union des Villes et Communes de Wallonie afin de permettre le vote de ce texte dans l’ensemble des conseillers communaux de notre région et d’en faire de même pour les Régions bruxelloise et flamande.

A lire également :

  • Mons: Bouchez veut interdire les rassemblements du parti ISLAM (www.dhnet.be 10 avril 2018)

  • Georges-Louis Bouchez se dresse contre le parti Islam à Mons (www.laprovince.be 10 avril 2018)
  • Les initiatives se multiplient pour empêcher Islam de se présenter et faire campagne (www.lalibre.be 10 avril 2018)

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